La Dernière Nymphe – Tome 1 : Bellezza

de Marjorie Burbaud

 

Résumé : 

 

Enza Vergara est l’ennemi public numéro 1 des vampires.

 

Pour cause, elle est la dernière nymphe de New York.

 

Alors qu’elle se pensait encore à l’abri des Agents tueurs de nymphes du pays, elle se retrouve au beau milieu de la traque la plus importante du siècle.

 

Une lutte sans merci s’engage alors entre Enza et l’Agent tueur engagé pour lui arracher les ailes et la réduire en cendres, la menant tout droit au sein d’un conflit aussi vieux que la vie elle-même. Pourtant, pour survivre, Enza n’a d’autre choix que de révéler au monde les pouvoirs ténébreux que les nymphes recèlent…

 

À la nuit tombée, au fond de ruelles sombres et sordides, ce ne sont plus les vampires qui font la loi… Mais les nymphes.
Mon avis :
Je suis tombée sur ce livre en fouinant un peu sur le site de son éditeur Rebelle Editions. Je ne connaissais pas Marjorie Burbaud, mais ayant trouvé la couverture vraiment très belle, il ne m’en a pas fallu plus pour intégrer ce livre dans mon panier. Et je n’ai absolument pas regretté mon choix au fil des pages.

 

Enza Vergara n’est pas une humaine comme les autres : elle fait partie de la race des Nymphes. Mais voilà, depuis sa naissance, Enza vit en cachant sa véritable nature. Depuis la prise de pouvoir des vampires, ces derniers ont traqués et tués les nymphes car elles représentent une menace pour eux. En effet, les nymphes se nourrissent de l’énergie vitale des vampires. Grâce à la complicité d’amis proches et à son sens aigü de la survie, Enza Vergara a réussit à leur échapper pendant une vingtaine d’années. Jusqu’au jour, lors d’un Pointage, elle rencontre un vampire, mais pas n’importe lequel : Eidon Callaghan n’est autre que le meilleur tueur de nymphes. Et entre ces deux-là, commence un jeu dangereux, celui du chat et de la souris.

 

Ce que j’ai vraiment aimé, c’est la construction de l’histoire. Le choix des points de vue alterné était vraiment judicieux. Cela ne donne pas une histoire linéaire et on se sent plus proche des deux protagonistes principaux car on ressent leurs émotions pour chacun des événements jalonnant le livre. De plus, l’écriture agréable et fluide aide à nous plonger facilement dans l’histoire.

 

En ce qui concerne l’histoire, elle est intéressante. Marjorie Burbaud a repris le mythe des vampires et des nymphes et la remixés à sa sauce. Exit les créatures de la nuit pour les vampires, ils sont plus proches des humains même si ils boivent du sang. Pourtant, ils ne sont pas en haut de la chaine alimentaire, vu que cette place est occupé par les nymphes, d’où la traque acharné pour leur extermination. Tout au long de ma lecture, je n’ai pu m’empêcher de faire le lien avec la traque des juifs lors de la Seconde Guerre Mondiale. On ressent la peur d’Enza, ses doutes, ses abattements et surtout sa soif de vie lui permet de faire face à l’horreur et à l’injustice. Pour Eidon, on a envie de le détester. Après tout, il est du côté des « méchants », de ceux qui tuent mais je n’ai pas pu éprouver de la compassion à son égard. Lui aussi commence à douter, lui aussi remet en question tout ce en quoi il croyait depuis sa rencontre avec Enza. Enfin les rebondissements sont multiples et l’auteur nous surprend. Et la fin… cette fin… je suis passée de la peur à la tristesse, à l’espoir… un vrai ascenseur d’émotions.

 

Pour finir, ce livre a été un petit coup de cœur pour ma part. Sa narration, son histoire et ses personnages m’ont fait passé un agréable moment de lecture.

 

Ma note : 4/5

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