[Chronique #21] Les Chroniques d’Utopia: Midgard – Le Réveil de l’Avatar

Auteur : Arnaud J. Laplace

Editeur : Auto-édité

Prix :

  • Broché : 20 Euros
  • Ebook : 4,99 Euros

 

 

 

 

Résumé

 

Utopia… Un Monde d’îles volantes où magie et technologie cohabitent dans un Océan de vide et de magie, l’Astral.

 700 ans après un Cataclysme qui changera complètement notre Monde, nous suivons les périples du jeune Alzâck Hawk, habitant de la Ligue puis kidnappé par l’Empire, amnésique depuis ses 2 ans. Ce garçon de 14 ans sort de l’ordinaire : alors que les Humains ont acquis la magie dans ce futur, il est le seul à ne pas en avoir. Cependant craint et respecté de tous, il est le meilleur Stratège d’Utopia.

 Alors qu’il œuvre, épaulé par ses amis, dans le but d’accomplir son rêve et de voguer sur son propre navire astral malgré son mal des transports, plusieurs événements viennent bousculer les tensions entre les trois factions d’Utopia et menacent la paix pourtant déjà si fragile. Alzâck s’éveille alors en tant qu’Avatar, surpuissant et mystérieux, alors qu’à l’Empire, ces êtres sont mal vus et bannis depuis des années.

 Depuis l’antiquité, l’Homme n’a fait qu’erreur sur erreur. Les Dieux des anciennes mythologies se réveillent. Vont-ils une bonne fois pour toutes punir l’être Humain, ou un espoir est encore possible… ?

 Plongez dans la saga épique Les Chroniques d’Utopia avec cet épisode pilote, et devenez l’espoir de l’Humanité…

 

Mon avis

 

Je remercie l’auteur, Arnaud J. Laplace pour ce SP effectué via le site Simplement.Pro, et qui m’a donné l’occasion de découvrir son livre.

Suite au grand cataclysme, la Terre fut transformée à tout jamais. En effet, les continents et pays ont laissés place à plusieurs îles flottantes gérés principalement par 3 grandes factions : la Ligue, l’Union et l’Empire. Des conflits naissant régulièrement entre ces factions, des Stratèges sont appelés pour remporter les batailles. Arzâk est l’un de ces stratèges, travaillant pour l’Empire. Non, il est le MEILLEUR stratège de tout Utopia, et cela malgré son jeune âge, 14 ans. Jonglant entre son état de stratège et simple étudiant, Arzâk mène une vie à peu près normal entouré de ses amis. Mais tout bascule le jour où Arzâk se fait kidnapper par la Ligue. Il va se retrouver embrigadé dans une succession d’aventures avec pour enjeu la survie d’Utopia et où les voiles de son passé vont peu à peu se lever…

Vous l’aurez compris, nous sommes donc en présence d’un livre mêlant le genre fantasy et science-fiction. Un mélange qui m’a laissé perplexe au premier abord, n’ayant pas pour habitude de voir elfes et robots se côtoyer. Mais plus le livre avance, et plus ce mix m’a intéressé. 

Le background du livre est important. Tellement au point que j’ai souvent été paumé dans certaines descriptions de lieux, ne sachant plus où il se situait précisément. L’auteur a beaucoup d’imagination et cela se ressent tout au long du roman. Que ce soit pour les lieux ou les personnages, tout est vaste. On sent également que l’auteur s’est beaucoup inspiré de divers oeuvres vidéoludique ou cinématique. Même si personnellement, j’ai plus ressenti l’influence du jeu vidéo “Skies of Arcadia” (jeu vidéo sorti à l’époque sur Dreamcast, oui ça rajeunit pas) à cause de l’univers qui est composé de plusieurs îles flottantes et de vaisseaux volants. Petites mentions aux notes en fin de chapitre dont certaines m’ont vraiment bien amusé.

Dommage que les personnages ne soient pas tous égaux. Arzâk est, bien entendu, celui qui a la psychologie la plus fouillée. Pourtant, certains aspects de sa personnalité m’ont un peu tapée sur le système. Notamment à cause de son ego qui crève le plafond. Même s’il est dans la plus totale incapacité à utiliser la moindre magie, il SAIT parfaitement qu’il reste le plus intelligent et le plus grand stratège que compte Utopia et il n’hésite pas à nous le rappeler et à le rappeler à ses camarades à tout bout de champ. Heureusement que de temps en temps, il nous rappelle qu’il n’est encore qu’un gamin avec une fragilité qui fait qu’on n’arrive pas à le détester complètement. Les autres personnages font bien fades à côté de lui. Ils ne sont traités que de surface, tout comme la personnalité imposante d’Arzâk étouffe totalement la leur. Même si certains tente timidement une percée, cela reste très superficielle. Espérons que dans les tomes suivants, tout cela sera un peu plus étoffés.

Passons maintenant au sujet un peu fâcheux, le style d’écriture. Alors, à cause de l’univers important, j’ai trouvé tout ça un peu brouillon. Le style est condensé, avec quelques manques dans des descriptions et un peu naïf par moment ce qui peut rendre la lecture et la compréhension un peu difficile. D’autant plus, qu’on y trouve ici et là quelques fautes d’orthographe. Après, ce livre est le premier de l’auteur, d’après ce que j’ai compris, donc on peut dire que cela reste des erreurs de débutant et gageons que cela sera mieux par la suite.

Enfin, les illustrations de Noëlie Dayma, parsemant le récit est vraiment une bonne idée et donne une bouffée d’air. Par contre, pour mieux en profiter, je pense qu’une version broché reste le meilleur support qu’une version électronique.

Pour conclure, je dirais que ce premier tome met en place un univers suffisamment riche et intéressant pour plaire à un grand nombre, qu’on soit fan de fantasy voire de science-fiction, le mélange des deux passant bien. Le style est un peu maladroit mais le talent est là et l’imagination de l’écrivain reste débordante. Le premier tome d’une série qui promet longue, qui se laisse découvrir et lire.

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