Les sous-hommes connectés

Auteur : Valery Bonneau

Editeur : Numeriklivres

Date de sortie : 29 octobre 2017

Nombre de pages : 164 pages

Prix :

  • Broché : 14 Euros
  • Ebook : 5,99 Euros

 

 

Résumé

 

« J’ai fait un rêve : nous étions tous connectés. Tout le temps. Partout. Avec tout et tout le monde. Rêve ou cauchemar ? Je ne sais pas, mais quand je me suis réveillé, mon lit m’a souhaité une bonne journée. »

Les objets connectés nous facilitent la vie, la simplifient. Mais ces objets qui vont nous apporter tant, que vont-ils nous prendre ? Quel est le prix à payer en échange de leur aide ?
Le désir d’écrire cet essai est parti d’un constat de George Orwell : dès qu’une solution simplifie la vie, les hommes l’utilisent. Tous, tout le temps. Et nous trouvons cela normal, alors que presque tout ce que nous admirons chez l’être humain est lié à l’effort, au prix de l’effort. Quels humains allons-nous devenir si la notion d’effort disparait de nos vies ?
Du matin au soir, de la chambre au bureau, pour les enfants ou les vieillards, il y a toujours un objet pour vous éviter un effort. Du frigo au stylo, des chaussures au casque, ces objets décident pour vous, à votre place. Qu’allez-vous décider alors ? Votre vie vous appartiendra-t–elle ou à une entreprise dont vous ne savez rien ?
Tour à tour vulgarisateur, drôle, ironique, acide, cet essai vous propose un voyage unique, entre rires et larmes, dans la civilisation du moindre-effort où les plantes s’arrosent toutes seules, les chiens commandent leur nourriture et les frigos font les courses. Un monde réel où votre brosse à dent vous dénonce à l’assurance, votre assiette vous engueule et votre verre devient baveur après la troisième bière.

 

Je remercie les éditions Numeriklivres pour ce Service Presse effectué via le site Simplement.Pro.

 

Mon avis

 

J’avais déjà lu un livre de l’auteur, Valery Bonneau, Le Goût de la Haine qui était un thriller psychologique et dont j’avais apprécié la lecture. Les sous-hommes connectés est donc le deuxième livre de cet auteur et d’un registre complètement différent. En effet, nous sommes en présence d’un essai et qui porte une réflexion sur  l’explosion dans nos vies de tous ces petits objets censés nous faciliter la vie au quotidien.

Le livre se décompose en deux parties. La première nous fait rapidement une rétrospective de la création d’objet en matière de communication pour arriver à l’ère d’internet. Enfin, la deuxième partie, beaucoup plus consistante, nous fait un inventaire de ces objets connecté dans différents domaines tels que la maison, le travail… D’ailleurs j’ai été grandement surprise. Que d’objets envahissant nos quotidiens sans que je connaisse leur existence ! Cela va du plus utile au plus anecdotique.

Dans cet essai, Valery Bonneau prend le parti de nous décrire l’aberration de ces technologies en optant pour un ton humoristique voire cynique par endroits. Cela prête à sourire quand on découvre l’utilisation de certaines de ses “inventions”. Pourtant, derrière cet humour, une réflexion plus grave apparaît.

Tout d’abord, la perte d’effort consentie par nous tous. La facilité est ainsi entré dans nos vies. Mais surtout, la perte de contact et d’humanisation, ce qui à mes yeux, est le plus important. Ainsi, on se rend compte qu’on passe au final plus de temps à discuter avec nos téléphones, tablettes qu’avec notre entourage. Nous sommes devenues esclaves de nos appareils.

Un essai que j’ai trouvé intéressant à lire et qui nous pousse à s’interroger sur l’invasion et l’intrusion dans nos vies de ces objets soit-disant pour nous faciliter la vie et dont on ne voit pas les effets secondaires pervers. Doit-on continuer sur cette voie car nous sommes entrés dans l’ère de la technologie à outrance ? Doit-on essayer de réfréner cette tendance pour revenir à une vie plus conventionnelle ? A vous de vous en faire une idée et c’est pourquoi je vous recommande vivement la lecture de cet essai.

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