[Chronique #87] Prodige

Auteur : Ginn Hale

Editeur : MxM Bookmark

Date de sortie : 6 décembre 2017

Nombre de pages : 300 pages

Prix :

  • Broché : 16 Euros
  • Ebook : 5,99 Euros

 

 

Résumé

 

Belimai Sykes est beaucoup de choses : un Prodige, le descendant d’anciens démons, une créature faite de sombres tentations et de rares pouvoirs. Il est aussi un homme au passé brutal, victime d’une dangereuse addiction. Et Belimai Sykes est également le seul vers qui le capitaine William Harper peut se tourner quand il se retrouve avec une série de meurtres sanglants sur les bras.

Mais monsieur Sykes ne travaille pas gratuitement et le prix de sa compagnie coûtera au capitaine Harper bien plus que sa réputation. Des maisons nobles où sorcellerie et vivisections se dissimulent sous des apparences lisses, aux quartiers fumants des Enfers en contrebas, le capitaine Harper devra se battre pour la justice. Pour sa vie.

Ses ennemis sont nombreux et son unique allié est un démon qu’il ne connaît que trop bien. C’est le risque quand on côtoie les déviants…

 

Je remercie l’éditeur MxM Bookmark pour ce Service Presse effectué via le site NetGalley.

 

Mon avis

 

Prodige est un livre de fantasy/fantastique écrit par Ginn Hale.

Belimai Sykes est un Prodigual, c’est-à-dire qu’il descend d’anciens démons ce qui lui confère quelques pouvoirs bien particuliers. De par sa nature, il mène une vie austère et solitaire. Jusqu’au jour où il est sollicité par deux hommes, William Harper et Edward Talbott. Ce dernier lui demande de retrouver sa femme, Joan, qui a mystérieusement disparue…

L’univers décrit par l’auteur dans Prodige est un univers très sombre, très noire où la violence y est omniprésente notamment à cause de la dualité entre humains et prodigual. Les premiers ont développé une haine raciale à l’encontre des seconds c’est pourquoi l’Inquisition, sorte de police, y est très puissante. Tout comme l’Inquisition qui a pu exister en Europe et notamment en Espagne, l’Inquisition décrite dans le livre possède tous les droits pour arrêter, interroger et juger les prodiguals, en utilisant la torture si nécessaire. Cette forme de justice est d’une brutalité sans nom et à la limite du fanatisme. A cause de cela, tout au long de la lecture du roman, on ne sait pas vraiment qui sont les gentils et qui sont les méchants. J’ai aimé que tout soit loin d’être manichéen car chaque personnage décrit dans ce livre possède chacun une part bien sombre au fond de leur être, qu’il soit humain ou démon.

Pour la narration, l’auteur a pris le parti de scinder son livre en deux. La première partie est du point de vue de Belimai Sykes et est racontée à la première personne. Cela nous permet de nous familiariser avec l’univers en ayant le point de vue, non pas d’un humain, mais bien celui d’un démon. Quant à la seconde, elle est du point de vue de William Harper et est raconté à la troisième personne. Autant je peux comprendre qu’on veuille nous faire découvrir l’histoire d’un autre point de vue, autant ce changement de sujet m’a perturbé. Au lieu de m’attacher à William Harper, je me suis sentie distante quant à lui et l’empathie que j’avais pu avoir pour Belimai Sykes a été inexistante pour William Harper. C’est dommage.

L’histoire, globalement, est bien menée bien que j’aie trouvé les deux enquêtes un peu trop courtes et leurs résolutions trop simple et trop rapides. Il y a des choses et surtout un personnage dont j’aurais aimé qu’il ait une place plus importante à cause de son passé mais qui au final est très en retrait. Ainsi, on nous montre clairement que ce sont Belimai et William les personnages les plus importants. D’ailleurs, j’ai bien aimé la romance présente dans le roman mais encore une fois, elle est assez en retrait par rapport au reste.

Au final, nous sommes en présence d’un univers sombre bien décrit et intéressant avec des personnages aussi sombres et ambigus. Malheureusement, j’ai trouvé l’histoire un peu simple et dont les surprises n’ont pas été forcément au rendez-vous. J’ai quand même pris un certain plaisir à lire le roman même s’il m’a laissé un peu sur ma faim.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire