[Chronique #96] Ceux qui te mentent

Auteur : Nuala Ellwood

Editeur : Michel Lafon

Date de sortie : 8 février 2018

Nombre de pages : 366 pages

Prix :

  • Broché : 19,95 euros
  • Ebook : 14,99 euros

 

 

Résumé

 

Kate est reporter de guerre et souffre de stress posttraumatique. À cause, entre autres, d’un enfant qu’elle n’a pas pu sauver à Alep. Quand elle rentre à Herne Bay pour les obsèques de sa mère, Kate se souvient de cet endroit où tout allait bien jusqu’à la mort de David, son petit frère. Un accident, dira-t-on. Ensuite plus rien n’a jamais été pareil. Leur père est devenu violent. Leur mère a perdu la raison. Puis sa sœur, Sally, a sombré elle aussi, malgré l’aide de son mari, Paul.

Dès son retour dans la maison de sa mère, Kate se sent oppressée et abuse des somnifères. Elle entend un petit garçon crier la nuit chez les voisins et ne sait plus ce qui est réel ou le fruit de son imagination torturée. Alors elle prévient Paul et Sally qui ne la croient pas, la police non plus, il n’y a pas d’enfant chez la voisine qui vit seule. Pourtant elle l’a vu. Dans le jardin d’à côté. Elle sait qu’il existe…

Un thriller magistralement orchestré. Deux sœurs, deux points de vue, un dénouement final terrifiant.

 

Je remercie les éditions Michel Lafon pour ce Service Presse effectué via le site NetGalley.

 

Mon avis

 

Kate est un grand reporter qui sillonne le monde pour parler des conflits. Après un événement marquant, elle revient dans la maison familiale peu de temps après le décès de sa mère. Une nuit, elle aperçoit un enfant qui semble venir de la maison de ses voisins. Pourtant, contre toute attente, sa voisine nie avoir un enfant. Aurait-elle rêvé ? Subirait-elle un effet de son stress post-traumatique ? Et si la vérité était beaucoup plus cruelle…

Ceux qui te mentent est un thriller écrit par Ellwood Nuala.

L’histoire est divisée en trois parties.

Dans la première partie, on y découvre Kate. de son arrivée dans sa ville natale à l’événement qui l’a mené en garde à vue. Régulièrement, on alterne entre son enquête et sa garde à vue, le tout entrecoupé de flashbacks sur son enfance et ce qui s’est passé en Syrie. A cause de ce découpage dans le temps, j’ai eu un peu de mal à suivre l’histoire au début, m’étant perdue dans la timeline imposée par l’auteur. Mais une fois bien rentrée dans l’histoire et qu’on comprend mieux les faits, cela fut plus aisé à suivre.

La seconde partie est consacrée à Sally, la petite soeur de Kate. A l’instar de son père, Sally mène une vie marginalisée où l’alcool y est omniprésent. On ressent toutes ses désillusions et sa souffrance noyée dans les brumes de l’alcool. Un personnage beaucoup plus pathétique que Kate mais non moins attachante.

Enfin, la troisième partie nous mène à la conclusion de ce thriller. Alors, autant le dire, je n’ai pas vraiment été surprise par cette fin. La faute à cette phrase d’accroche sur la couverture… Je trouve qu’elle en dit un peu trop et j’ai eu des doutes très tôt, doute qui se sont révélé justes. En général, je n’ai rien contre les phrases d’accroches sur les couvertures, mais quand elle spoil un peu, même indirectement, ça gâche un peu la surprise.

Le récit traite de plusieurs thèmes tels que la violence domestique, la perte d’un enfant, l’alcoolisme et le stress post-traumatique subi par les grands reporters. Pour ce dernier, on en parle assez peu dans la société, mais pour tous ces grands reporters qui ont décidé de couvrir tous les conflits de par le monde, il ne faut pas oublier qu’eux-mêmes sont témoins des atrocités et comme les soldats, subissent des traumatismes. D’ailleurs, le père de l’auteur était lui-même un reporter de guerre.

Au final, Ceux qui mentent est un thriller psychologique bien ficelé où la tension et le suspens sont présents. Les deux protagonistes sont certes brisées par leur enfance mais restent fortes et attachantes, chacunes à leur manière. Ce fut une belle découverte avec un plaisir de lecture présent.

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