[Chronique #142] Le Journal Rouge

Auteur : Lily R. Davis

Editeur : MxM Bookmark

Date de sortie : 14 mars 2018

Nombre de pages : 656 pages

Prix :

  • Broché : 25 euros
  • Ebook : 9,99 euros

 

 

Résumé

 

« Avec quelle force me battrais-je encore pour quelques mots ? Des mots… Des mots que nous jetions sur le papier ; une drôle de façon de lever le poing ; de hurler. Des mots pour se révolter. Des mots pour tout changer ! »

Nous sommes en 1965, à Washington.

Tout le monde reprend en chœur les refrains des Beatles et les slogans lors des marches citoyennes. La jeunesse se soulève contre la ségrégation, contre la Guerre. La jeunesse veut aimer sans contraintes. C’est la génération hippie. Rose a passé des années dans un pensionnat pour jeunes filles et si elle regarde de loin cette nouvelle liberté, elle ne sent pas le droit d’y plonger. Orpheline, recueillie par un oncle Colonel dans les Marines et basé à Saigon, Rose se sent prise aux pièges. Elle invente alors Max. Un pseudonyme derrière lequel elle se cache pour écrire des chroniques dans un journal universitaire.
Alec est un activiste. Il se bat pour un monde en paix, pour toutes les vérités. Il se bat surtout pour mettre fin à cette guerre, au Vietnam, qui emporte trop de jeunes soldats. Avec ses amis, ils travaillent pour un petit journal clandestin. Le Aldous. De communautés hippies en sit-in, il a toujours un stylo à la main et la rage au cœur.
C’est la passion de l’écriture qui les réunira. C’est pour l’autre qu’ils se dépasseront. Ensemble, avec le Aldous et cette jeunesse éprise de liberté, d’égalité et de paix, ils brandiront la plus grandes de leurs armes : les mots. De manifestations en désobéissances civils, dans une société qui refuse encore de les émanciper, ils se battront pour leurs droits, pour leurs lois, pour leur vie. Malgré les dangers de la vérité et ceux qui voudront les faire taire, malgré l’ombre de la conscription et de cette guerre qui finira par les rattraper, Alec et Rose deviendront la voix de ceux qui ne peuvent plus parler. Sans jamais cesser de s’aimer.

« Continue de te battre pour toi, pour moi, pour les autres. Continue de te battre aussi fort que je t’aime et rien dans ce monde ne pourra jamais te résister. »

 

Je remercie les éditions MxM BookMark pour ce Service Presse effectué via le site NetGalley.

 

Mon avis

Le Journal Rouge est une romance historique écrite par Lily R. Davis et publiée par MxM BookMark.

Il arrive que de temps en temps on tombe sur un livre, totalement par hasard, et qui vous secoue de l’intérieur. Le Journal Rouge est un de ceux-là.

L’histoire nous plonge dans l’Amérique des années 60-70, c’est-à-dire en pleine guerre du Viet-Nâm. Une période trouble d’une part à cause de la guerre qui meurtrit la population, mais également à cause des divers problèmes sociaux tels que la ségrégation des noirs, le manque de liberté de la presse et l’inégalité des gens. L’auteur a réussi à bien nous retranscrire cette période à travers ses personnages et notamment le mouvement hippie qui revendique plus de liberté, moins de répression et la paix. Une période que je ne connaissais pas vraiment car historiquement trop proche (oui j’aime quand l’histoire plus éloignée) mais cela m’a donné envie d’en connaître plus pour en apprendre davantage sur les différentes luttes menées par une partie de la société, que ce soit une lutte des mots à travers la presse ou la lutte plus brutale.

Les personnages sont nombreux et loin d’être lisses. Ils ont tous “des casseroles” et subissent tous les répercussions de leur époque. On y retrouve une jeunesse désabusée, encline à dire non au gouvernement, et vivant de sexe, drogue et alcool. Mais celui qui m’a particulièrement touché reste l’oncle de Rose, Oncle Ray. Militaire de carrière, il a vu les horreurs de la guerre “de guérilla” mené au Viêt-Nam et vivra avec les souffrances subies.

Malgré tout, le récit tourne autour du couple Rose et Alec. La première nous est présentée comme une fille soumise, timide et extrêmement introverti. Elle a du mal à s’ouvrir à son entourage et fait tout pour se conformer à ce que veulent les autres et notamment son oncle. Le second, Alec, est tout le contraire. Il est social, extraverti, anticonformiste et à coeur de mener le combat dans lequel il s’est engagé au bout. Pourtant, ensemble et grâce à l’écriture, ils changeront au contact de l’autre. Rose devient plus ouverte, plus forte, moins soumise. Elle décidera de mener elle aussi ses propres combats avec pour principale arme ses articles dans des journaux où elle dénonce les travers de son pays. Alec deviendra plus sensible, peut-être un peu plus fragile.

La narration se fait principalement du point de vue de Rose. Mais la bonne idée de l’auteur est d’avoir fait intervenir un autre point de vue de temps en temps, permettant à ce personnage d’ouvrir son coeur et de se mettre plus à nu. Une bonne idée qui coupe la monotonie que l’on peut ressentir par endroits. En effet, même si le roman ne manque pas de péripéties pour nous tenir en haleine, il y a des passages assez vide et que j’ai trouvé long. J’ai eu l’impression d’avoir des passages “remplissages” où Rose fait plus une rétrospective de ses sentiments vis-à-vis d’Alec. Une petit manque de rythme.

Un livre qui fut une bonne surprise ! Je vous avoue que je n’avais pas vraiment lu le résumé, et me suis contenté d’apprécier principalement la couverture que je trouve superbe soit dit au passage. Mais au final, je me suis laissé prendre dans cette ambiance “peace & love” et dans cette lutte. Une belle découverte !

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