[Chronique #149] Le pensionnat des innocentes

Auteur : Angela Marsons

Editeur : Belfond

Date de sortie : 16 mai 2018

Nombre de pages : 432 pages

Prix :

  • Broché : 20,90 euros
  • Ebook : 14,99 euros

 

 

Résumé

 

2004. Par une nuit glaciale, cinq personnes scellent un pacte au-dessus d’une tombe fraîchement creusée.

Mais les secrets finissent toujours par remonter à la surface…

De nos jours, Teresa Wyatt, ancienne directrice du foyer pour filles de Crestwood, est retrouvée noyée dans sa baignoire.

Au même moment, Crestwood fait la une des médias : des fouilles archéologiques viennent de mettre au jour le squelette d’une adolescente enterrée dans le jardin.

Coïncidence ? L’inspectrice Kim Stone n’y croit pas. Et quand les ossements d’autres fillettes sont exhumés, l’affaire prend rapidement un tour personnel pour cette jeune flic au tempérament plus tranchant qu’une lame de rasoir. Elle qui a connu l’assistance publique est bien décidée à rendre justice aux innocentes oubliées de tous dans ce lieu cauchemardesque…

 

Je remercie les éditions Belfond pour ce Service Presse effectué via le site NetGalley.

 

Mon avis

 

Le pensionnat des innocentes est un thriller écrit par Angela Marsons et publié par les éditions Belfond.

Suite à un meurtre mystérieux, l’inspectrice Kim Stone se voit charger de l’enquête. La victime était une ancienne employée du pensionnat de Crestwood, pensionnat qui faisait plutôt office d’orphelinat. Sur place, le mystère s’intensifie quand un corps est découvert… Qu’a-t-il bien put se passer ? Quel sombre secret se cache dans les recoins des murs de ce sinistre bâtiment ? C’est ce que l’inspectrice Kim Stone va chercher à découvrir…

L’enquête que nous propose Angela Marsons est classique dans sa forme. On est face à une vraie enquête policière avec ses fausses pistes et ses révélations. Mais l’ambiance du livre est très sombre et on s’imagine aisément la noirceur des murs du pensionnat. Les rebondissements sont suffisamment nombreux pour nous tenir en haleine et rendre l’histoire addictive. L’auteur maîtrise bien son récit pour nous faire tourner les pages et nous donner envie de découvrir toute la résolution jusqu’à la vérité finale qui est surprenante et que je n’ai absolument pas vu venir.

Les personnages sont nombreux entre les enquêteurs, les suspects, les témoins. Kim Stone a elle seule porte le roman sur ses épaules. De façade dure et sévère, son passé douloureux nous est dévoilé petit à petit et explique son comportement actuel. Par moments elle peut agacer avec ses airs supérieurs et son arrogance, mais dans le fond ce n’est qu’une carapace pour se protéger des ténèbres du monde extérieur.

Les chapitres sont courts et donnent un rythme rapide au récit. A certains moments, l’auteur nous a intégré des chapitres “spéciaux”, raconté d’un point de vue différent, celui du coupable, ce qui rajoute de la tension. D’autant plus, qu’on s’aperçoit assez vite du côté tordu du personnage et de sa noirceur d’âme.

L’un des thèmes qui ressort dans toute cette histoire est avant tout celle de l’enfance maltraité. On y voit plusieurs enfants abîmés par la vie, rejeté par une société qui ne les considère même pas comme des personnes. Et cela est d’autant plus vrai que ces enfants subisse un système social qui les font aller de famille d’accueil en famille d’accueil, sans attache, ni amour véritable. Un sujet qui fait forcément passer des émotions fortes en chacun de nous.

Le pensionnat des innocentes est le premier livre traduit dans notre langue d’Angela Marsons et personnellement, je trouve que c’est une réussite. Certes le schéma est classique et habituel pour un thriller, mais ces personnages et son histoire font qu’une fois qu’on a commencé, on a du mal à lâcher sans savoir la fin. J’attends avec impatience les autres tomes pour y retrouver l’inspectrice Kim Stone.

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