[Chronique #164] Les Roses du Montfort

Auteur : Gilles Laporte

Editeur : Presses de la Cité

Date de sortie : 23 août 2018

Nombre de pages : 400 pages

Prix :

  • Broché : 19,50 euros
  • Ebook : 7,99 euros

 

 

Résumé

De 1899 à 1918, dans le décor des Vosges et de leurs vignes, le destin de Louise, fille de vigneron, qui gagne sa liberté et l’amour après sa rencontre avec trois hommes.

Au premier jour des vendanges de 1899, Louise fête ses dix-huit ans sur les pentes du Montfort. Son père, Charles Vinot, viticulteur sur ces coteaux des Vosges, veille sur elle comme sur sa vigne : sans relâche. Quitte à sacrifier son bonheur, il est prêt à la marier à un vieux garçon dont la parcelle avoisine la sienne.
Mais le phylloxéra, ce fléau, ruine les vignobles. Grâce aux conseils d’un pépiniériste réputé du pays et d’un spécialiste alsacien, la vigne de Vinot sera reconstituée. Le temps d’une passion avec un ingénieur venu du Nord, le bonheur de Louise sera épargné, jusqu’à ce que cet homme révèle sa nature profonde…
Le travail patient de la terre et du vin, la paix retrouvée avec son père suffiront-ils pour que Louise, jeune rose à peine éclose, emportée par le tourbillon de l’Histoire, s’ouvre enfin au bonheur et à la liberté ?

 

Je remercie les éditions Presses de la Cité pour ce Service Presse effectué via le site NetGalley.

 

Mon avis

 

Les Roses du Montfort est un roman historique écrit par Gilles Laporte et publié par Presses de la Cité.

Fin XIXème siècle, dans un petit village des Vosges, Louise Vinot vit aux côtés de son père Charles qui est vigneron et de sa mère, Marie, dentellière de son état. Ils y mènent une vie simple, dans cette France encore très rurale. Pourtant, l’arrivée du phylloxéra, insecte ravageant les vignes, menace le bonheur familial. Louise, de son côté, est une jeune femme discrète mais pourtant avide de liberté et d’indépendance. Mais comment trouver sa place quand on a soif de liberté dans une société très patriarcale ?

On est en présence d’un roman qui sent bon le terroir français ! Attention, n’y voyait absolument rien de péjoratif, bien au contraire. Grâce à ses nombreuses descriptions précises et nombreuses, Gilles Laporte parvient à nous imprégner et à nous entraîner dans cette société rurale. On y découvre l’univers des vignerons et la dureté de leur vie, frappés par le malheur que représente le phylloxéra et plus tard la Première Guerre Mondiale.

En effet, l’histoire se déroule entre 1899 et 1918. Par contre, l’auteur a fait le choix de choisir des périodes bien précises qu’il nous raconte du point de vue de la famille de Louise, tel un journal intime. Cela donne un récit haché mais vif, car nous n’avons finalement que les événements essentiels de la famille. Par contre, j’ai eu par moments un peu de mal à me situer dans le temps et il est arrivé que je ne savais plus vraiment combien de temps s’était déroulé entre deux chapitres.

Les personnages sont bien développés et restent passionnants à suivre. Charles, en homme attaché à sa terre, est soucieux de cette dernière. Il représente bien ces hommes durs, habitué à la rudesse de la vie et qui est prêt à tout pour ses vignes, quitte à oublier le bonheur de sa fille. Marie, quant à elle, est une mère aimante, soucieuse plus que tout du bonheur de Louise. Et pour cette dernière, elle n’hésite pas à sortir les griffes, quitte à tenir tête à son époux, ce qui n’était pas très courant à l’époque, où la place de la femme n’était pas très enviable. Enfin Louise, dont on suit l’évolution tout au long du roman. A cause de son envie de choisir sa vie, de choisir son métier et de choisir son mari, elle est tiraillée entre son amour et obéissance vis-à-vis de sa famille, et son envie personnelle à toujours plus de liberté. Bien sûr, la vie n’est pas toujours tendre pour elle et certains de ses choix pourraient se révéler désastreux, mais elle avance la tête haute tout en les assumant pleinement, pour devenir une femme accomplie.

Même si j’ai eu un peu de difficulté à entrer dans l’histoire, car le rythme est lent à cause notamment des descriptions qui “cassent” les événements, j’ai quand même éprouvé du plaisir à le lire. Découvrir cette région viticole, au sein d’une famille rurale avec ses propres traditions. La dureté et la violence y sont présentes mais également la tendresse et l’amour au sein d’une France encore marqué par la défaite de 1870 et qui va connaître un cataclysme mondiale durant la Première Guerre Mondiale.

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