[Chronique #166] Les Françaises dans la guerre et l’occupation

Auteur : Michèle Cointet

Editeur : Fayard

Date de sortie : 19 septembre 2018

Nombre de pages : 320 pages

Prix :

  • Broché : 22 Euros
  • Ebook : 15,99 Euros

 

 

Résumé

Les dirigeants de Vichy n’ont réussi à imposer inaction et silence qu’à leurs propres femmes. Car jamais, dans leur histoire, les Françaises ne se sont autant engagées que pendant la Seconde Guerre mondiale.
Dans ce bel essai, Michèle Cointet dresse le portrait de cette France au féminin, des collaborationnistes et familières du pouvoir, telles la Maréchale ou Josée Laval, aux résistantes et déportées. En suivant les destins des nombreuses volontaires de la France libre, des chefs de la Résistance, Berty Albrecht ou Marie-Madeleine Fourcade, et des petites mains, l’auteur restitue les formes multiples de l’engagement des femmes dans la guerre. Car si les convictions politiques en étaient parfois le moteur, il fut souvent le fait d’une éducation patriotique et d’une éthique. Une dimension que l’on retrouve dans la difficile question de la déportation féminine.
Autant de questions renouvelées par le regard d’une historienne avertie des réalités de la société française et qui éclaire d’une manière inédite l’histoire des femmes jusque dans l’après-guerre. La voie de leur intégration à la vie politique était en effet ouverte.

 

Je remercie les éditions Fayard pour ce Service Presse effectué via le site NetGalley.

 

Mon avis

Les Françaises dans la guerre et l’occupation est un essai historique écrit par Michèle Cointet et publié par Fayard.

Longtemps, l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale fut écrite au masculin. La place des femmes ayant été relativement minimes, voire oubliés pour une très grande majorité. Pourtant, ces dernières n’ont pas été que des femmes fréquentant les beaux salons de la Collaboration ou encore des femmes parquées au foyer. Certaines ont fait le choix de suivre les idées politiques de leurs époux, alors que d’autres ont fait le choix de combattre que ça soit par conviction politique ou par envie de “faire quelque chose”.

C’est l’histoire de toutes ces femmes que nous propose Michèle Cointet. Grâce à sa recherche de documentation, on en apprend davantage sur elles. L’auteur nous offre un très large horizon complet sur ces femmes, leurs vies, leurs choix, leurs intérêts personnels, leurs souffrances physiques ou psychologiques. L’auteur nous dresse des portraits de femmes venant d’horizons sociaux divers, de métiers divers, de régions diverses.

Les chapitres sont découpés autour de grands thèmes tels que les femmes collaboratrices ou les femmes résistantes. Malheureusement, je ne les ai pas été emballé par tous. Autant ceux traitant des résistantes sont très complets même si ce sont celles que l’histoire a principalement retenues, celles sur les femmes de collaborateurs m’ont moins passionné. Pourtant, je me faisais une joie d’en apprendre davantage sur elles car elles sont souvent mises de côté mais au final je ne les ai pas trouvés très intéressants et assez superficiels.

J’ai trouvé intéressant que l’auteur ne traite pas que de la Collaboration ou que de la Résistance, car une large part du livre nous montre également les conséquences de leurs actes : la déportation ou l’épuration. Les chapitres sur la déportation sont par ailleurs assez “durs” et on éprouve forcément une empathie pour toutes ses femmes ayant connue l’horreur des camps.

J’ai toujours trouvé dommage que les femmes ont toujours été les grandes ignorées dans les livres traitant sur la Seconde Guerre Mondiale. Même si on connaît les noms de grandes résistantes tels que Betty Albrecht ou de quelques collaboratrices, leur mise en avant restait toujours très en retrait par rapport aux hommes. Avec ce livre, Michèle Cointet leur redonne une juste place dans notre histoire douloureuse.

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