[Chronique #112] La Fille sans passé

Auteur : Sarah Everett

Editeur : Castelmore

Date de sortie : 14 mars 2018

Nombre de pages : 476 pages

Prix :

  • Broché : 16,90 euros
  • Ebook : 9,99 euros

 

 

Résumé

 

Le souvenir d’un amour est à jamais gravé dans le cœur…

Depuis qu’Addison a subi un accident, elle a des trous de mémoire et elle parle à un garçon qu’elle est la seule à voir. Est-elle en train de devenir folle ? Addison décide de s’inscrire à un programme médical qui est censé lui permettre de récupérer la mémoire. Mais rapidement, elle découvre que ce n’est pas sa première visite à la clinique : elle y est déjà venue pour effacer certains de ses souvenirs… Dont le souvenir d’un garçon. Qui est ce garçon ? Pourquoi l’a-t-elle effacé ? L’a-t-elle aimé ? Addison est prête à tout pour le retrouver et retrouver celle qu’elle a été…

 

Je remercie les éditions Castelmore pour ce Service Presse effectué via le site NetGalley.

 

Mon avis

 

Addison est une jeune lycéenne vivant à Lyndale en compagnie de sa mère et de son frère. Elle mène une vie normale entre le lycée et sa plus grande passion : la musique. Au cours d’un voyage en bus, Addison fait la rencontre d’un garçon. Mais ils n’ont pas le temps de faire beaucoup connaissance, car le bus subit un terrible accident. Heureusement, Addison s’en sort indemne… mais pas tout à fait. En effet, depuis cet accident, Addison rencontre régulièrement ce garçon… sauf qu’il semblerait qu’elle soit la seule à le voir ! Que se passe-t-il ? Est-ce un traumatisme dû à l’accident ? Ou la vérité est-elle bien plus compliqué que cela ?

Addison est un personnage que j’ai beaucoup apprécié pour sa simplicité. En effet, exit les super-héroïnes sans peur, ici, on se trouve en présence d’une jeune héroïne normale et qui mène une vie d’une banalité entre ses cours au lycée et ses cours de musique. On suit avec elle ses joies, ses problèmes que ce soit au lycée ou au sein de sa famille. Ce qui explique au début son caractère simple et naïf. Pourtant, plus on avance dans le livre et plus le voile de mystère qui l’entoure s’épaissit. Et son caractère évolue en parallèle. De jeune adolescente insouciante, elle devient une jeune adulte qui mûrit au fur et à mesure des révélations et on la sent plus dure et plus sévère envers ce qui l’entoure. Malgré tout, sa fragilité et ses doutes font toujours partie d’elle et augmente l’empathie que l’on peut ressentir à son égard.

Sarah Everett a fait le choix de nous narrer son récit en partant de deux axes temporels qui a pour point de départ l’accident et  qui s’alternent régulièrement. C’est une forme de narration que j’apprécie de plus en plus du moment que c’est bien amené et ici pas de souci de ce côté. Tout est bien construit et à aucun moment on se sent perdu dans le fil du récit.

L’un des thèmes fort reste l’évolution de la médecine et plus particulièrement de la manipulation que les hommes peuvent faire sur le cerveau. Ici, les hommes ont la capacité de faire oublier des souvenirs bien précis et cela peut faire peur. Imaginez les dérives que l’on peut faire si ce genre de technologie était utilisé à mauvais escient ou de façon abusive ? Faire oublier des souvenirs à une personne tierce ? Certes, présentement, cela reste dans un but médical et que l’évolution de la médecine reste une formidable avancée, mais cela pose quand même la question de jusqu’où peut-on aller ?

Au final, La Fille sans passé fut un coup de coeur pour ma part. Je me suis laissé entraîner facilement dans l’histoire et j’étais avide de découvrir le fin mot de l’histoire avec toutes ses révélations. Et je fus loin d’être déçue.

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