[Chronique #109] La Femme à la Fenêtre

Auteur : A. J. Finn

Editeur : Presses de la Cité

Date de sortie : 8 février 2018

Nombre de pages : 528 pages

Prix :

  • Broché : 21,90 euros
  • Ebook : 14,99 euros

 

 

Résumé

 

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?

Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

 

Je remercie les éditions Presses de la Cité pour ce Service Presse effectué via le site NetGalley.

 

Mon avis

 

La Femme à la Fenêtre est un thriller écrit par A. J.Finn.

Anna est une ancienne pédopsychiatre, vivant seule dans une charmante bourgade après sa séparation avec son époux, Ed. Or, Anna est non seulement alcoolique mais elle est surtout atteinte d’agoraphobie. Ses seules fenêtres sur l’extérieur sont internet et les fenêtres de sa maison d’où elle peut surveiller ses voisins. Le jour où des nouveaux voisins emménagent, Anna s’intéresse à eux. Et quand elle est témoin d’un meurtre chez eux, Anna prévient immédiatement la police. Pourtant, tout semble normal chez ses voisins… Anna aurait-elle rêvé ?

Ce thriller est un véritable huis-clos. Toute l’histoire se situe en grande majorité entre les quatre murs de la maison d’Anna, ce qui donne une sensation de cloisonnement et on a une vue de l’extérieur de ses murs uniquement à travers les fenêtres d’Anna. Ainsi, ses fenêtres font office de judas et donnent une vision étriquée et minimaliste du quartier.

Je me suis beaucoup attachée au personnage d’Anna. Tout au long du roman, on ressent toute sa souffrance due à sa maladie et à son impression d’inutilité pour la société. Oui, Anna est un personnage pathétique, qui ne donne pas souvent l’impression de vouloir s’en sortir. Pourtant, elle veut s’en sortir et redonner un sens à sa vie. Mais comment nouer des relations quand on n’arrive plus à sortir de chez soi et que l’alcool et les médicaments ont pris le pas dans sa vie ?

Le véritable reproche que je fais à ce livre est sa terrible lenteur. Le début est très très long à se mettre en place et il ne s’y passe vraiment pas grand-chose durant les 25/30 premiers pour cent. Alors certes, je comprends que l’auteur veut poser son décor, l’ambiance et ses personnages, surtout Anna. Mais là c’est trop long, et je me suis longtemps demandé quand le livre allait vraiment démarrer. Par contre, une fois que tout se met en place, tout s’enchaîne rapidement et on sent que l’auteur a pris plaisir à nous entraîner de questionnement en fausses pistes et les rebondissements sont nombreux et bien souvent imprévisibles. Mais ce décalage dans le rythme reste malgré tout un point noir, et il faut vraiment passer outre la lenteur du début pour apprécier pleinement ce thriller qui s’avère brillant.

Au final, La Femme à la Fenêtre est un thriller que j’ai tout de même beaucoup aimé malgré sa lenteur. Je me suis attachée aux divers personnages et la plume de l’auteur m’a poussé à en lire toujours plus. Le final est juste haletant ! Un excellent thriller pour ceux qui aiment le genre.

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