[Chronique #168] Le Sauvetage

Auteur : Bruce Bégout

Editeur : Fayard

Date de sortie : 22 août 2018

Nombre de pages : 227 pages

Prix :

  • Broché : 20 euros
  • Ebook : 14,99 euros

Résumé

Lorsqu’il arrive, en août 1938, à Fribourg-en-Brisgau, Leo Van Breda, jeune père franciscain et étudiant en philosophie à l’Université de Louvain, est loin de se douter de ce qui l’attend. S’il se rend dans l’Allemagne nazie, c’est qu’il veut consulter pour son travail de thèse des inédits de Husserl, philosophe d’origine juive, mort quelques mois plus tôt. Mais la situation est difficile. La veuve de Husserl vit à l’écart, isolée par les mesures antisémites du régime, nous sommes à la veille de la crise de Munich, tout est imprégné par un climat de paranoïa et de terreur.

Lorsqu’il parvient enfin à rencontrer Malvina Husserl, il se rend compte de la masse énorme des écrits que son mari a laissée. Plus de quarante mille pages de manuscrits. Alors, sous le coup d’une impulsion soudaine, il décide de les sauver de la destruction probable et, abandonnant son travail de recherche, se lance dans le tourbillon de l’Histoire. Il ne sait pas que la Gestapo est déjà sur ses traces.

 

Je remercie les éditions Fayard pour ce Service Presse effectué via le site NetGalley.

 

Mon avis

 

Le Sauvetage est un livre historique écrit par Bruce Bégout et publié par les éditions Fayard.

 

L’histoire se situe en 1938, au coeur de l’Allemagne nazie. On y suit les péripéties d’un père franciscain, Léo Van Breda qui a pour mission de sauver les écrits d’un philosophe juif, Edmund Husserl. Mais la mission se révèle particulièrement difficile dans ce pays totalitaire qui n’hésite pas à détruire tous écrits juifs…

 

J’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre avant de commencer la lecture. En effet, le résumé m’a suffisamment intrigué pour que je fasse une demande de Service Presse. En général, quand on parle de sauvetage se situant dans la période de la Seconde Guerre Mondiale, on pense d’abord à des personnes ou des personnalités. Or ici, ce sont des écrits, donc la culture, que le personnage principal tente de sauver, ce qui est bien différent ! Même si je ne comprends rien à la phénoménologie, je me suis laissé entraîner dans cette quête de sauvetage particulier, d’autant plus que l’auteur s’est librement inspiré de faits réels, ce qui apporte une impression d’authenticité bien que des faits et des personnages fictifs se sont intégrés au milieu de faits et de personnages réels. Le tout se mélange bien au point qu’il est difficile de discerner quel est la part de fiction et quelle est la part de réalité.

 

Globalement, j’ai bien apprécié le livre même si le début a été difficile pour ma part. La faute au style d’écriture de Bruce Bégout. Ce dernier a décidé d’utiliser un style et un ton bien particulier, résolument moderne ce qui a créé un décalage entre le ton donné et l’époque où se déroule le récit. Il m’a fallu un temps d’adaptation pour m’y faire.

 

Les personnages que rencontre Léo Van Breda sont nombreux et interviennent de temps en temps à l’action. Pourtant, je les ai trouvé vraiment très en retrait et on en sait assez peu sur eux. Je regrette surtout le peu d’importance que représente l’agent de la Gestapo. Certes, certains chapitres sont racontés de son point de vue, mais je m’attendais à tellement plus quant à leur confrontation, qu’au final j’ai été déçue et m’a donné la sensation d’un “pétard mouillé”.

 

Le Sauvetage fut un livre qui m’a déstabilisé. Au début, je ne comprenais pas vraiment l’histoire et ne savaispas vraiment dans quelle direction se diriger l’auteur dans son récit. Il m’a quand même fallu un bon tiers du livre pour véritablement entrer dans l’histoire et bien me situer. Un livre tout de même intéressant car on y aperçoit une autre forme de résistance au régime nazisme, celle des lettres, de la pensée et de l’intellectuel.

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